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CD/Disque
Pearl Jam "Pearl Jam"
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   1990, Seattle, état de Washington. Un groupe naît des cendres de Mother Love Bone. Pearl Jam a depuis jalonné l'histoire du rock de quelques galettes incontournables mais avait connu une petite baisse de régime. Si leur âge d'or semble quand même derrière eux, leur dernier opus ravive toutefois la flamme.
Quatre années après Riot Act, les cinq de Seattle se sont remis à la tâche. Un interlude marqué de bon nombre de concerts et enregistrements lives. De quoi se redonner la motivation pour concocter un petit dernier, huitième du genre en quinze ans. Un album, dont beaucoup s’accorderont à dire qu’il revient sur les traces du Pearl Jam d’antan. Même si les avis peuvent être partagés.
Ces deux moitiés d’avocat présentes sur la pochette d’album reflètent un peu sa structure en deux temps. Sur les quatre premiers morceaux, la « bande à Vedder » semble être déterminée à faire taire ceux qui auront pensé que Pearl Jam était voué au soft rock mélodique, voire mélancolique. Lors d'une interview promotionnelle publiée avec la sortie du disque, Eddie Vedder décrivait d'ailleurs le groupe comme "une vielle voiture à qui [ils] avaient donnée un nouveau moteur". World wide suicide, suivi de près par Comatose, nous rappellent étrangement la hargne dont faisait preuve Pearl Jam à l’époque de Ten ou Versus. Une rythmique tenace et acérée pour une voix tendue et criarde. Belle réminiscence des années où le groupe se partageait l’affiche avec Nirvana et Soundgarden. Le hic provient d’une légère baisse de régime qui s’explique probablement par l’effet de l’âge et des choix artistiques plus adoucis. En réalité, l’époque des Once (Ten), Go/Rats (Versus), Spin the black circle (Vitalogy) ou encore Lukin (No Code), seul rescapé de l’aire brûlante du groupe, semble belle et bien derrière eux.
Car sans trop leur jeter la pierre, Pearl Jam fait pourtant toujours preuve d’une créativité certaine. On retrouve les recettes qui ont fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui (Gone, Marker in the sand, Wasted reprise). Des titres aux mélodies inspirés dans un rock parfois souple, parfois plus nerveux ailleurs. Qualitativement, les structures musicales sont propres et la plus part du temps efficaces et l'ensemble parvient à faire de ce dernier album une réussite. L’histoire se prolonge. Du Pearl Jam comme on en attendait pas moins. Même si un peu plus n’aurait pas été de refus.
Ecouter ici.
Nicolas Maquestiaux
J records/SonyBMG, sortie mai 2006.
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Pour aller plus loin...
- Site officiel
- SonyBMG |
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