Phil Pace est français mais sa musique sonne terriblement anglais. Aficionado de la pop et du folk d’outre manche, Pace arbore un premier album de onze plages à l’écoute facile.
Bercé par Bob Dylan , Neil Youg ou John Lennon au cours de ses séjours passés chez ses grands-parents londoniens pendant son enfance, Phil tombe amoureux des sonorités chaudes et clinquantes du folk. Comme à chaque découverte se faisant au lycée, Phil se donne avec énergie pour sa nouvelle passion. Dorénavant guitariste-chanteur et amant d’une pop accrocheuse, il officie dans les bars et clubs parisiens, déployant son talent. Sa réputation, il la construit à base de mélodies efficaces. Et pour cause, ses influences sont empruntées à des pontes du folk. Il ne s’en cache pas. Mais ironiquement, le plagia ou autre contre-façon n’a pas sa place dans ce There’s a place. Un art de la création musicale et de l’écriture habite cet anglais d’adoption.
Phil Pace se trimbale, harmonica en main, entre le folklore anglais et le territoire français (Comfort and else). Il enrobe ses mélodies d’une voix porteuse et entraînante (Twenty one century blues). Sur Mary, il se fait charmant via une rythmique purement folk et insouciante. Les blessures ressurgissent avec Dead-end love.
Bien inspiré, ce premier opus s’écoute sans peine et ouvre une fenêtre rayonnante sur ce nouvel artiste de la scène française chantée en anglais.