Newsletter | Flux RSS | Agenda | Contactez-nous
Bienvenue. Dernière mise à jour le 05-07-2008
tous les jours, musiqualité.net
coupure
 
publicité
Reportage - 

PJ Harvey au Grand Rex

PJ Harvey au Grand Rex ""


Concert à guichets fermés, formule solo, un répertoire mis à nu, PJ Harvey éblouit le Grand Rex, à Paris ce vendredi 16 novembre, avec un set déconcertant et une voix déchirante, comme jamais mise en lumière.

par Cédric Bouquet | le 19/11/2007

PJ Harvey au Grand Rex Grande robe noire façon princesse gothique, coiffure alambiquée, talons aiguilles, PJ Harvey parait bien frêle sur l’imposante scène du Grand Rex. Les premiers accords de To bring you my love, arrachés sur une Gretsch saturée avec une ferveur impressionnante, donnent le ton d’entrée de jeu, imposant la pertinence de cette tournée solo. Après 15 ans de carrière, c’est un bel exercice (et un beau cadeau pour les fans). L’occasion de mettre son répertoire à nu et de confirmer son talent. Son dernier album White chalk, composé au piano, a bluffé tout le monde, des fans de la première heure aux convertis tardifs, journalistes de l’opposition compris. Oui, à l'aube des ses quarante ans, Polly Jean n’a plus rien à prouver et peut se permettre d’aller où elle veut; comme elle le revendique ce soir sur scène en alternant piano, guitares électrique et boite à rythmes. Angelene, My beautiful Leah, Nina in ecstasy, Electric light, Shame, Snake, Big exit, Down by the water, Grow grow grow, PJ enchaîne les titres entre rage juvénile et moments d’intense émotion, revisitant son répertoire sans exception. Décor épuré, lumières chaudes, ambiance confinée, PJ est éblouissante avec son œil malin, ses petits rires complices et sa simplicité légendaire. L’intensité et l’intimité du set enveloppent l’imposante salle et transportent un public conquis. Cette formule solo met en lumière la voix de la rockeuse, toujours juste, bien placée, arrogante sur les guitares électriques (le fracassant Rid of me qui ouvre les rappels ou le monstrueux Man-sized au milieu du set), poignante sur le piano (l’émouvant White Chalk). Si PJ Harvey convainc sans ses musiciens, sa voix pourrait nous conquérir sans les instruments. Après une brillante version acoustique de The desperate kingdom of love et les réclamations insistantes de la salle, PJ revient pour un dernier Horses in my dreams. 1h3O de concert et la belle quitte la salle d‘un salut amical… Evidemment, on aurait aimé plus mais PJ Harvey et le désir sont devenus inséparables. Après la claque de l’album, l’émotion d’un grand concert.

Photos: Robert Gil

Cédric Bouquet
Ecrire au rédacteur


Liens: Aller à la une | Aller aux articles de la rubrique | Donnez votre avis

Recherche
Tags
Cali Yael Naim Carla Bruni Carla Bruni Mika Yann Tiersen Daphné Yael Naim à la Boule Noire Wu-Tang Clan Cocoon Hushpuppies Eddie Vedder Allain Leprest Vanessa Paradis
Réactions

picardsurgeles le 21/11/2007 à 22:27:46
sans aucun doute la meilleure performance que j'ai pu voir de cette diva : rien que sa voix et un seul instrument 'guitare ou piano"....emouvant et troublant....Merci

julio le 20/11/2007 à 14:38:05
somptueux ce concert, vraiment somptueux

Dernières chroniques
Electric Mop
Pop
Monochrome
Caché
The Dresen Dolls
No, Virginia
Hooka Hey
Hooka Hey

Concours (Jeux)

Musiqualité.net est le magazine en ligne des musiques actuelles. Parution du lundi au vendredi. Tous droits réservés à Musiqualité ou ayant droits, reproduction interdite sauf exceptions (mentions légales) © 2003-2008 Association Musiqualité.net

RSS RSS Fils XML/RSS | Partenaire: The French Touch

   
Chanson folk | Pop-Rock Indie | Electo Hip/Hop | World et Jazz | Wu-Tang Clan | | Vanessa Paradis | Allain Leprest | Hushpuppies | Carla Bruni | Yael Naim | Mika | Cocoon | Eddie Vedder | Carla Bruni | Cali | Yael Naim à la Boule Noire | Daphné | Yann Tiersen |