Piquant et hérissé, le premier album de Pravda a de quoi secouer. Le duo français basse-guitare-boîte-à-rythmes tient là un disque résolument énergique et festif, parfait pour les dance-floors un peu décalés.
par Julien Cottineau | le 13/03/2007 | genre: rock vitaminé à l'électro, le punk et la new-wave
Certains font les choses en grand. Les Vive La Fête par exemple. Sauf qu'à trop en faire, la pilule n'est pas systématiquement digeste. Un peu dans le même style, à savoir un mélange rock-punk-electro et quelques accents new-wave, mais bien plus brut et consistant, les Pravda tirent plus finement leur épingle du jeu. Certes, depuis le split-maxi Tu es à l'ouest en compagnie de Kwartz en 2005, et le cd-demo Work in progress, le son s'est bien épaissi. Mais la poussée des potards n'a pas entamé la fraîcheur du duo. Avec A l'ouest, Pravda sort un premier album homogène et plutôt réjouissant. Guitare et basse se font plus massives, un peu comme sur scène, la batterie synthétique a elle gagné en profondeur, et les arrangements se sont gentiment étoffés. Le groupe n'en a pourtant pas perdu son côté direct.
Des tubesques et énervés Tu es à l'ouest, Je suis french, do not touch ou What did you expect? jusqu'à la reprise Franck Sinatra d'un autre duo plus connu en electro, Miss Kittin et The Hacker, Pravda nous envoie en pleine tronche une collection de titres carrés et entraînants auxquels il est difficile de résister. Même dans un registre plus lancinant, comme le très bon J'ai besoin d'air, le groupe ne craint pas la sortie de route. Entre franglais amusant, paroles hype-chic décalées et autodérision, ce premier disque fait mouche sans forcer. Plus rock qu'un Soldout , moins factice qu'un Liquid Architecture , deux formations qui leur ressemblent tant dans la formule duo homme-femme que dans le mélange rock-électro, Pravda a de quoi ravir salles de concert et dance-floors branchés. Sans être dans la révolution d'envergure, A l'ouest est loin du pétard mouillé.
En concert:
13/03: Lille, le Zenith (avant Indochine)
17/03: Bordeaux, Patinoire Meriadeck (avant Indochine)
21/03: Nantes, l'Olympic
24/03: Tourcoing, le Grand Mix
28/03: Paris, la Locomotive
30/03: Saint-Lô, le Normandy
07/04: Amiens, la Lune des Pirates
j'entends un album qui ne s'égare pas, qui se tient du début à la fin avec la même fibre mélodique. je m'aperçois là, en réalité, que j'aurais dû dire "homogène" plus que "cohérent". je rectifie. merci de la remarque, "hein?".
hein?le 15/03/2007 à 20:41:59
J'aimerais bein savoir ce que c'est qu'un album "cohérent" ???