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Robert Plant "Paléo : Sur les cendres du grand dirigeable"
Jeudi 26 juillet 2007, l’ancien chanteur de Led Zeppelin a déploiyé ses ailes sur le festival Suisse. Une légende toujours aussi tenace qui a galvanisé 35 000 spectateurs.
Nyon, 22 heures, grande scène. Jamais les droits à l’image n’avaient été aussi serrés. Vingt photographes maximum, trois morceaux sans flash, certes, mais sur le plateau et derrière le groupe. Sur scène, le m2 se monnaie cher, le mythe en vaut largement le coup.
La chevelure en flammes, un aura intact, l’homme aborde le stage sous une clameur d’un autre temps, celui où Plant/Page/Jones/Bonham reignaient en maître absolu sur le rock, l’histoire même du rock. Les cendres de Led Zeppelin sont encore ardentes et le dirigeable survole alors les quelques 35 000 âmes présentes sur le site.
Robert Plant déploie alors son nouvel album, Mighty rearranger. Les Strange Sensation est de loin la meilleure rencontre qu’il ait fait depuis l’ancien guitariste des Yardbirds. Le groupe fait lentement monter la chaleur et ouvre la boîte de Pandore. Black dog, Gallows Pole et «Four sticks» nous renvoient aux plus grandes heures du dirigeable. La facette mystique de Plant vient lécher la scène d’une couleur vive et rouge feu. La relecture est magnifique et prend la direction du sublime Unledded sorti en 1994.
Rythmes arabisants, blues acéré, envolés rock, le set va s’étaler sur 1h 30 d’un bonheur intense.
Baby I’m gonna leave you surprend et fait dresser l’échine. Le titre a gardé toute sa force, tout son potentiel émotionnel. Plant pourrait la chanter des heures durant, personne ne l’y empêcherait. La foule est compacte, les têtes sont dans les étoiles. Le rappel se fera sur Whole Lotta Love. Le must.
L’homme se retire, et nous restons galvaniser par quarante années de scène. A l’écoute des dernières rumeurs, Led Zeppelin est sur le point de se reformer. Thor, Dieu du tonnerre, est avec nous.
Crédit Photos : Yannick Perrin.

Yannick Perrin
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