Les fans de swing devraient se régaler. Ceux qui auraient aimé se balader devant le Three Deuces ou le Blue Note dans les années 40 aussi. Ronald Baker, c’est du jazz. A n’en pas douter. Les spécialistes du genre qui s’évertue à savoir ce qui est du jazz et ce qui n’en est pas n’auront pas à débattre.
Avec un chambada qui tombe au fond du temps, une contrebasse qui ronronne légèrement en retard pour retenir la cadence, des chorus concis mais variés, le swing honore les monstres du genre, de Gillespie à Parker en passant par le hard bop des Jazz Messengers. Avec un jeu puissant, les mélodies du quintet sonnent comme si celles-ci étaient joués par un big band.
Notre homme n’est pas qu’instrumentiste. Il est aussi crooner. Un talent qu’il ne cache pas sur scène. Il se réclame d’ailleurs de Freddie Hubbard lorsqu’il est question de trompette, de Georges Benson et d’Al Jarreau quand il s’agit de chanter. Il est toutefois plus convaincant dans le premier rôle que dans le second.