Le DJ tourangeau continue sa longue liste de remixes : dans un registre toujours aussi électro, il revient cette fois-ci pour visiter l’univers du groupe rock français Bikini Machine. Etrange transformation !
Comme d’habitude avec Rubin Steiner, on ne peut s’attendre qu’à du bon son, dans un registre original, flirtant avec le rock, saoulé à l’électro. Surtout quand il s’agit de remixer le dernier album de Bikini Machine, un groupe qui évolue dans un univers musical à tendance soul rock sixties. Mais le plus dur dans un remix, c’est de garder l’état d’esprit musical d’un groupe, tout en changeant totalement de décor sonique. Chose qu’a merveilleusement bien appris le DJ tourangeau, fort de ses onze essais précédents, à tenter d’apprivoiser Arthur H , Julien Ribot ou encore Nestor Is Bianca.
Encore une fois, Rubin Steiner nous a concocté un remix détonnant, toujours étonnant pour quiconque est fan du groupe de rock. En effet, le DJ profite de ce dernier volet pour s’amuser un peu. La pharmacie anglaise est retaillée façon samba électro, chaude et captivante, à l’image de la surexcitée reprise de Voodoo, complètement électrifiée, robuste et électro à souhait, que l’on peut surement qualifier de « petit bijoux » du remix. Rubin Steiner reste survolté tout le long de l’album, très énergique dans les rythmiques, façonnées dans le seul et unique but de faire bouger jusqu’à ne plus pouvoir… Pourtant, Shake it est dans un registre beaucoup plus rock, qui confirme l’identité sixties de Bikini Machine, grâce notamment à l’adéquation entre les paroles chantées en anglais et la musique. Let’s grab reste elle aussi dans un délire beaucoup plus rock, réglée comme un métronome par la basse envahissante tout le long de la piste. The pawn quant à elle, l’exception du disque, prend tout son temps. Le chanteur de Bikini Machine chante plutôt calmement presque tout le long de la musique, sans se laisser perturber par les quelques coups de violons qui surgissent au milieu de la chanson. Destinazione roccapina achève le disque sur une touche électro rock enflammée.
En somme, Rubin Steiner a encore réussi là où tant d’autres auraient échoué : changer l’univers d’un disque tout en gardant l’identité musicale du groupe remixé.