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Festival Le Rock dans tous ses Etats - 

Samedi 24 juin

Samedi 24 juin "Duel au sommet"


Deuxième et dernier jour à Evreux, sous les hautes patronnages de Dionysos et Franz Ferdinand pour une sorte de petit duel par scène interposée. Que Dionysos a largement remporté. Une journée également illuminée par des formations comme Bumcello, Brisa Roché ou encore, presque dans l'ombre, les Canadiens de We Are Wolves.

par Julien Cottineau | le 28/06/2006

Samedi 24 juin Ecrasé par la chaleur, le site de l'hippodrome se laisse griller toute l'après-midi avant les très attendues prestations de Dionysos et Franz Ferdinand prévues une fois la nuit tombée. Les premiers auront su mettre leur feu habituel, avec cette manie insensée de toujours réussir à faire bouger les foules en grand. Toujours aussi énervés et déjantés, les Dionysos ont à nouveau imposé leur marque avec un vrai talent. Alors que l'addition est bien plus mitigée pour les Franz Ferdinand (photo). Certes, la foule aussi s'est remuée en tous sens. Certes, certains hymnes ont su mettre le feu, parfois repris en choeur. Mais là où d'autres groupes savent prendre des risques, et diversifier leur set, les quatre Ecossais ont une fâcheuse tendance à se répéter.

Samedi 24 juin Au bout d'une demi-heure, rien n'est plus surprenant. On assiste à une formule récurrente unique avec en fin de morceau une grosse-caisse/basse qui n'en finit plus de marquer les temps pour que tout le monde puisse sauter et applaudir au même rythme, des guitares qui traînent, l'ensemble qui remonte doucement et qui relance à nouveau. Une fois, c'est bien. Quatre fois, c'est particulièrement lassant. Et décevant pour un groupe qui, à priori, aurait mieux à proposer.

Samedi 24 juin Ils n'auront donc pas marqué une journée commencée sous un soleil de plomb. Avec une pelletée de groupes qui ont eu, eux, bien plus de folie à proposer. La difficulté d'ouvrir les débats est revenu à Jack The Ripper (voir article) et à Brisa Roché (photo ci-contre). Légère et remuante avec de faux airs de Björk parfois, l'Américaine basée à Paris, a enchaîné ses ritournelles rock jazzy avec une bonne humeur contagieuse. Laquelle se poursuit juste après avec Akli D. et son rock chaleureux aux accents world et surtout kabyles. Malgré la chaleur, la foule n'aura pu s'empêcher avec bonheur de se déhancher voire même de pogoter pour les plus furieux. Certains auraient peut-être dus néanmoins garder quelques calories pour les furieux Archie Bronson Outfitt. Le combo britannique a craché les watts sans retenue pour un set assommé à grands renforts de riffs garages accrocheurs. Une ambiance tranchée dans le vif par des Bumcello inspirés et totalement dans le coup. Groove, rock, électronique, le duo batterie-violoncelle s'est joué des tempos et des genres avec brio pour régaler l'assistance. Et aura marqué la fin des temps forts de l'après-midi. Tandis que les Britanniques de Dirty Pretty Things n'auront pas convaincu et que leurs confrères d'Art Brut se seront déhanchés comme des morts de faim sur des guitares hurlantes mais sans génie. Il aurait mieux valu faire à ce moment-là un détour au Banana Club pour voir les formidables Montréalais de We Are Wolves ou se laisser porter à la Papamobile où les locaux de La Maison Tellier ont déroulé un brillant étalage de pop-folk chaleureuse. Ponctuée, entre autres, d'une incroyable reprise folk du furieux Killing in the Name of de Rage Against the Machine!
Entre les Dionysos et les Franz Ferdinand, on aura également retenu le génial set des Infadels. La pop-électro-disco de ces Britanniques a autant ravagé le dancefloor devant la scène que balancé un groove rock monstrueux. Au moment même où les premières gouttes de pluie sont apparues. Les festivités étaient quasi réglées. Il était temps de fermer la page pour la 23e édition. En croisant très fermement les doigts pour que la 24e soit au rendez-vous l'an prochain.

Crédits photos: Caroline d'Avout (scène), et Marion Ruszniewski (Franz Ferdinand, et Brisa Roché). Droits exclusifs.

Julien Cottineau
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Dans ce dossier
Le Rock dans tous ses Etats 23-24 juin
Coup d'envoi
Vendredi 23 juin
Premières suées
Samedi 24 juin
Duel au sommet
Akli D.
« Tout doit être Rock’n Roll »
La Maison Tellier
"Un rêve de gosse"
Alexander Kowalski
"L'osmose avec le public"
Cali
"On a tous été virés du bahut"
Asyl
"Notre concept c'est la bande de potes"
Jack The Ripper
"Les rituels se figent"
Dionysos
"Nirvana dégageait un vrai caractère"
Donavon Frankenreiter
"On a vraiment pris notre pied"
Ray Cokes
"J'ai pris la bière sur la tête"

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