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CD/Disque
Scott H. Biram "The Dirty Old One Man Band"
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   Mélange de blues glaiseux, de punk fantasmé et de gospel plouc, la musique de Scott H. Biram dépote. L’homme-orchestre d’Austin sort un troisième album assez réussi dans lequel il joue tout seul comme un grand.
L’avantage avec Scott H.Biram, c’est qu’on peut le caser parmi l’élite des dégénérés notoires sans franchement remettre en cause un siècle et quelques de psychiatrie. Son dernier album s’appelle ainsi « The Dirty Old One Man Band ». Et ça fait penser à « Dirty Old Man », le pseudo de Bukowski dans « Open City », l’une des revues underground de Los Angeles à la fin des années 60. Question textes, ça cause de poulets, de meurtres, de Satan, de trucks, de barbecues, de voix qui courent à l’intérieur du crâne. Bon. L’attraction, c’est qu’il joue tout seul comme un grand. Le genre homme-orchestre, voix saturée, guitare saturée et batterie saturée. Un mélange de blues glaiseux, de punk fantasmé et de gospel plouc. Sorte de ragoût pas ragoûtant qui fait assez penser aux blues de Captain Beefheart et de Tom Waits, à certains riffs de Jon Spencer et de RL Burnside aussi.
Bref, c’est un bon album. Mais impossible de l’écouter en boucle. Car il donne immédiatement la furieuse envie de se coltiner deux trois vrais dégueulasses aux inspirations cinglées. Notamment Robert Johnson et son « Traveling Riverside Blues », enregistré en 1937, dans lequel on l’entend chanter d’une voix douce sur des accords aigrelets : « Maintenant, tu pourrais me presser le citron jusqu’à ce que le jus coule sur mes jambes, chérie ».
Etienne Lorettu
Scott H. Biram, « The Dirty Old One Man Band », Fargo / Naïve, sortie le 14 février.
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Pour aller plus loin...
- Site officiel
- Fargo Records |
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