| Inrocks 2007 - |
Soirée d'ouverture |
Soirée d'ouverture "Happy Mondays, Bonde Do Role, Second Sex, Cocoon..."
Cette vingtième édition annonce clairement la couleur: les années 80 (et oui, plongeons 20 ans en arrière) et le néo folk. Cette première soirée, à la Cigale et la Boule Noire à Paris, penche plutôt du côté fluo de la force avec une affiche à forte dose cold wave et disco.
Démarrage à la Cigale
Koko von Napoo, en tant que lauréat du concours CQFD 2007, a l’honneur d’ouvrir le festival (est-ce vraiment un honneur de jouer à l’ouverture des portes ?…) avec leurs mélodies pimpantes, à base de claviers rétro sur basse disco. Une première apparition sur une telle scène, pas simple et pas évident à assumer. Un groupe à suivre…
Plus à l’aise, New Pony Club (photo ci-contre) brasse gaiement punk et disco, sur des nappes de claviers eighties. Mené par la survoltée Tahita Bulmer, le set décolle rapidement et transforme vite la salle en dancefloor, notamment sur la reprise enlevée de Pump it up. Avec leur hip-hop déjanté, les pitres de Bonde Do Role forcent à sourire et entraînent quelques danses dans la salle. Les trois Brésiliens mixent tout ce qui passent sur la platine (jusqu’à l’infâme The final countdown), sautent dans tous les sens et s’époumonent dans leurs micros.
Mais de toute évidence, le public est principalement venu ce soir pour les Happy Mondays, comme en attestent les mouvements de foule à leur arrivée. Ce soir, la bande de Manchester n’a de ‘Happy’ que le nom et la musique: Shaun Ryder en leader chante sans bouger, casquette profondément vissée sur le crâne et lunettes de soleil, tandis que le reste du groupe l‘accompagne tout aussi statiquement. Seul, Bez, aussi indispensable pour l‘ambiance qu‘inutile pour la musique (il joue des maracas sur un morceau seulement), s’acharne devant la scène pour essayer de faire danser le public comme il y a 20 ans sur les standards du groupe. Renforcé par une choriste en voix, le groupe survole sa discographie avec succès et une perfection exemplaire. Un très beau retour sur scène avec des compos bien en place.
et after à la Boule Noire
Dans la salle voisine, ce sont les espoirs de demain qui se chargent de la seconde partie de soirée. Les lauréats CQFD ont droit à une scène plus petite et plus tardive. Les Second Sex (photo ci-contre) donnent le la avec leur rockabilly survitaminé. Perfectos proprets, tignasses bananisantes, airs teigneux et bouches en culs de poule, les gamins tartinent leurs hymnes garage à grands coups de riffs (ou plutôt d’un riff) à la façon de leurs idoles (Téléphone et Ramones à n‘en pas douter). Un set qui déménage et agite les premiers rangs de la salle. La vitalité des morceaux compense leur manque d’originalité. Dans un registre totalement différent, Ludeal dévoile, en exclu (l’album sort le 12 novembre) ses mélodies poétiques, entre pop et chanson française, porté par un groupe aussi discret et délicat que lui. L’ambiance, le style, la poésie… difficile de ne pas penser à Bashung à l’écoute de ce concert. C’est la folk intimiste de Cocoon qui achève cette première soirée de Festival en douceur avec les fines mélodies de My friends all died in a plane crash.
Retrouvez ici la couverture spéciale des Inrocks 2007 par musiQualité.net.

Cédric Bouquet
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