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Solidays, deuxième jour |
Solidays, deuxième jour "Choix cornéliens"
Solidays, deuxième acte. Les spectateurs sont venus plus nombreux que la veille et cette fois, le soleil était au rendez-vous. Au programme : forums, débats, bière et surtout, une bonne dose de rock et de good vibes.
Les Solidays ne commencent pas à Longchamp. Mais plutôt, dans Paris même, à Châtelet ou Bastille. Là, des « djeuns », dread locks ou pantalons courts, se déplaçant en bande sur la ligne 1 direction La Défense, nous mettent sur la voie. La piste se confirme Porte Maillot. Les bandes se réunissent en un unique et large flot. Les djeuns, portés pas la même euphorie, se dirigent la bouche en cœur vers la navette qui les déposera à l’hippodrome. Solidays, deuxième jour, c’est parti.
13h15, scène Domino. Le coup d’envoi est donné avec les jeunes talents d’Ile-de-France : Magga et sa chanson légère, Derrière la Cravate, Africablize, Kméléon… La pelouse encore imbibée des orages de la veille sèche vite. La météo ne s’est pas trompée. Ce samedi, le soleil cogne. L’air est lourd et les spectateurs en profitent pour s’adonner à une partie de bronzette entre deux concerts. Beaucoup se relèvent pour aller écouter Asyl, groupe de rock français, puis Seeed, les Allemands aux reggae-ragga dub bien frappé.
Le reste de l’après-midi se complique. Justine, une spectatrice venue de Brest, explique : « Trop de groupes jouent en même temps, le temps d’aller d’une scène à l’autre, on en loupe la moitié ! On est obligé de choisir. » A 18h, ceux qui ont choisi d’aller voir les Têtes Raides en ont eu pour leurs oreilles. Dès son entrée sur scène, le groupe balance un son puissant, transporté par le vent aux quatre coins de l’hippodrome. Sur scène, les instruments tournent : trombone, saxs, cuivre, guitare, accordéon… Le rock est efficace, les Têtes Raides, toujours bêtes de show.
A 19 heures, une bonne partie du public se dirige du côté de Bagatelle, la scène où La Ruda s’apprête à mettre le feu. Pogos, slams, cuivres et ska-rock. La recette fait des émules auprès des amateurs de festif. Les autres ont traversé l’hippodrome. Direction : Anaïs et son Cheap show. La blonde reconnaît être une fille « plutôt ironique ». Elle n’épargne personne, des filles qui n’aiment que les blacks aux mamans poules, en passant par elle-même. Le public –beaucoup de fans- connaît déjà par cœur les bons mots qu’Anaïs intercale entre ses chansons. Ça ne le dérange pas. La présence et la spontanéité de la musicienne sur scène compensent le manque d’effet de surprise.
Entre les scènes, les cabanes à frites, kebabs ou crêpes sont prises d’assaut. Les concerts d’Anaïs et de La Ruda s’achèvent et encore, il faut choisir entre Dionysos et Anis. Sur la grande scène, des faux arbres laissent planer une ambiance Freaks annonçant l’arrivée de Dionysos. Mathias Malzieu, le leader, est plus survolté que jamais. Costard noir, cravate verte, il balance son Giant Jack repris en cœur par la foule, grimpe aux structures en fer de la scène et hurle. A côté, La Grande Sophie, qui lui succède, a presque des allures de gentille fille. Celle-ci tient l’affiche face à The Dandy Warhols, qui jouent de l’autre côté de l’hippodrome. Interlude rock.
Après eux, Cali, Archive et Thomas Fersen ouvrent la deuxième partie de soirée. La nuit tombe, la température aussi. Enfin ! Les spectateurs se massent autour des scènes. Certains se dirigent vers les sorties, histoire de ne pas louper le dernier métro. Les autres prolongeront la nuit jusqu’à tard, très tard, avec Saïan Supa Crew, DJ Zebra puis la Nuit mastermix de DJ Abdel. La nuit s’achève à 5 heures du matin. L’aube pointe déjà quand partent les derniers festivaliers. Quelques heures de repos avant de revenir battre la pelouse de l’hippodrome quelques heures plus tard.
Crédits Photos :
Public, Têtes Raides : Aena Léo.
La grande sophie, La Ruda : Simon Lamellière.

Aena Léo
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