C’est une nouvelle voie du jazz contemporain. Celle qui cherche les formes épurées et indépendantes. Une musique sans plaintes mais avec beaucoup de déliés. Domancich et Goubert sortent le jazz de ses gonds.
« You don’t know what love is » traduit une complicité que Sophia Domancich et Simon Goubert, également piliers, avec le contrebassiste Jean-Jacques Avenel, du trio D.A.G., ont voulu graver sur un album. Ni l’un, ni l’autre n’avait tenté auparavant une expérience de ce genre. Développement sonores en accords mineurs, l’album est sombre et ténébreux comme sur en témoigne le titre Organum III.
Les compositions intriguent. Leur rythmiques ni ternaires, ni binaires offrent matière à un sinueux jeu de pistes. Et c’est finalement à une sorte de cache-cache musical que nous invitent les deux instrumentistes tout deux vainqueurs du prix Django Reinhardt de l’Académie du jazz. On avait déjà été étonné par la sortie de l’album du trio DAG en septembre 2006. « You don’t know what love is » est une autre pierre à l’édifice en attendant une prochaine qui devrait sortir en avril prochain.