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CD/Disque
Spank Rock "Fabric Live 33"
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   Une compilation "comme à la maison" particulièrement réussie par les sales gosses du rap ricain.
Chaque fan de musique un peu minutieux, un brin collectionneur et porté par une certaine dose de mégalo s'est déjà mué une fois dans sa vie en ambianceur, en DJ d'un soir, en démiurge des platines et des ambiances. Que cette gloire passante ait duré le quart d'heure Warholien réglementaire, plusieurs nuits en petit comité ou quelques courtes minutes passées à essuyer des salves de sifflets, nombre de fêtards ont souhaité passer un moment en charge de la zique.
Avec les mp3 et les Ipod, les contraintes tecnhiques se surmontent en un battement de cil et ces Monsieurs Loyal
en herbe que nous sommes peuvent aujourd'hui aisément se trimballer un peu partout avec "LA" compile du siècle. A défaut, Spank Rock vous présente ici l'une des meilleures de l'année. Le concept est d'une simplicité de jeunes cons (qu'ils sont), enfiler 29 pistes à tendance dansante pour faire remuer les acheteurs et les auditeurs. Deux ans après l'album déjanté et crasseuxYoyoyoyo , Diplo de Spank Rock a donc migré temporairement de Baltimore pour s'en aller triturer les platines du club londonien Fabric. Et selon une technique très à la mode (depuis tout de même plus de dix ans), ce jeune hommes a saisi le créneau du "ça me plait, tu danses" avec une maestria qu'on ne peut nier. Le hip-hop en est ici réduit à jouer les utilités, avec en guise de leitmotiv le poussiéreux et sur-samplé Clap your hands everybody... de Kurtis Blow sur le titre The Breaks. La majeure partie des morceaux utilisés s'inscrivent d'avantage dans la galaxie electro, avec surtout des nouveautés déjà devenues valeurs sûres, comme CSS, Miss Kittin, Chicks on Speed ou Mr Oizo... On retrouve également avec plaisir un tube rock-soul égaré et revitaminé au Timberlake-Neptunes (le Do you love me des Contours), un titre de Daft Punk pour le prestige, et les percus communicatives de Zongamin... Ce genre de projet a beau reposer sur une relative flemmardise, deux choses seules importent : l'architecture de l'ensemble et l'effet sur les popotins. Deux secteurs brillamment conquis par ce disque. L'ironie pour Diplo serait qu'il en vende plus que le premier album, forcément plus "travaillé". Mais il doit s'en foutre royalement, et nous avec lui. Je vous laisse, je vais danser.
Matteu Maestracci
Fabric/PIAS (avril 2007)
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Note rédacteur:
  
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