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| Solidays 2007 - |
Superbus à Solidays |
Superbus à Solidays ""Nous faisons de la free pop""
Guitares entêtantes, riffs détonnant, fraîcheur pop et mélodies sucrées : samedi après-midi, Superbus a réveillé Longchamp, après l’hommage rendu aux victimes du Sida. MusiQualité a rencontré le groupe juste avant son passage sur scène.
Comment avez-vous réagi quand Solidays vous a contacté pour participer au festival ?
Nous avons tout de suite dit oui. Nous avions déjà participé au festival il y a deux ou trois ans. On ne regrette pas d’être revenus : il fait beau ! Sérieusement, participer à une cause comme celle-là est important à nos yeux. Aujourd’hui, nous voulons apporter le maximum de bonne humeur. Il y a tellement de merde dans le monde… Nous avons pris le parti de prendre du plaisir sur scène et de le partager.
Pensez-vous que la musique peut faire bouger les choses ?
Oui ! En particulier celle de groupes populaires auprès des jeunes. La musique peut leur faire prendre conscience de beaucoup de choses.
Jouer ici signifie-t-il que vous êtes un groupe engagé ?
Pas vraiment. Nous n’avons pas d’engagement particulier, mais nous ne voulions pas louper Solidays. C’est l’occasion de récolter des fonds et de rappeler aux gens que le Sida n’a pas disparu. On en parle moins, les gens font moins attention : il faut se protéger tout le temps tout le temps tout le temps !
Quels sont vos meilleurs souvenirs de festival en tant que spectateur ?
Oups oups oups… A vrai dire, on en a fait très peu !
Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?
Oui, mais c’est un secret ! On fait des choses très tactiles…
Parmi les autres groupes programmés au festival, avec qui aimeriez-vous jouer ?
Kasier Chiefs ! Abd al Malik aussi. Et Grand Corps Malade.
Quels sont vos projets pour les mois à venir ?
Nous allons tourner tout l’été, jusqu’en décembre, où nous jouerons dans des salles plus conséquentes. Et nous préparons un live pour 2008.
Pas de vacances ?
C’est prévu aussi ! Il faut qu’on aille chez le coiffeur. Et à la piscine. Ou au deux, si on a le temps.
Tout marche plutôt bien pour vous en France. La conquête de l’étranger, c’est pour quand ?
Nous avons déjà joué en Belgique et en Suisse. Au-delà, c’est plus compliqué. Les groupes francophones ne s’exportent pas si facilement.
Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Un peu tout, nous ne sommes pas exclusifs. On puise dans toutes les époques, genres, musiques. On mélange tout ça avec de l’électro, de la pop… ça donne du free pop !
Votre premier album était un peu boudé par les médias. Le deuxième est dans le même esprit, il n’y a pas de rupture. Mais votre succès a décollé tout à coup. Comment l’expliquez-vous ?
Ça s’est fait par palliers. Peut-être que les médias étaient moins ouverts à nos débuts. Ils ont aussi réalisé qu’une base de fans fidèles nous suivait depuis longtemps. Et puis, il suffit qu’une grosse radio passe un titre pour que tout décolle très vite !
Combien vous rapporte un passage à Solidays ?
Rien !
Votre notoriété a-t-elle changé quelque chose au sein du groupe ?
Oui absolument. Avant, on ne mettait pas de lunettes noires pour les interviews. Maintenant, quand on sait qu’on va nous prendre en photo avec nos tronches toutes fatiguées, on en met pour les cacher. Tant pis si on crâne !
Retrouvez ici la page spéciale consacrée à Solidays 2007, au programme : comptes-rendus et interviews de Superbus, F.F.F., Adrienne Pauly, Grand Corps Malade, Karpatt…
Photos : Aena Léo

Aena Léo
En savoir plus :
Le site de Superbus
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