| Festival des Inrockuptibles - |
The Babyshambles, Elysée Montmartre 13/11 |
The Babyshambles, Elysée Montmartre 13/11 "Net et sans bavure"
Même s’il semblait difficile de remplir l’Elysée Montmartre, à Paris, un lundi soir, la salle affichait complet et à l’entrée, ils étaient nombreux à la recherche de billets pour les Babyshambles et son sulfureux leader.
Entrée en matière assez soft avec le groupe Larrikin Love qui a déversé un rock tendance ska-punk endurant. Les morceaux s’enchaînent sans parvenir réellement à décoller, faute d’une voix peu présente, de riffs de guitares hasardeux et d’un jeu de scène encore à définir. Les membres du groupe sont jeunes et faire la première partie de The Babyshambles a probablement de quoi impressionner.
Le temps de changer les micros et de faire de nouveaux réglages et la salle était noire de monde. Il faut dire qu’une certaine réputation caractérise le groupe et que les frasques « stupéfiantes » du chanteur Pete Doherty, ex-The Libertines, ont souvent alimenté les couvertures des tabloids outre-manche. Le projet musical initié par The Babyshambles a pâti de la participation en pointillés de Doherty. Ces dernières années, l’emploi du temps du chanteur s’est partagé entre collaboration avec The Libertines, séjour en prison pour détention de drogues dures et reprise avec The Babyshambles. Car voilà, notre bonhomme est une rock star. Avec tous les excès et le côté théâtral que cela sous-entend.
Chapeau noire vissé sur la tête, clope au coin du bec, polo déchiré sur le haut de l’épaule, Doherty s’est fait accueillir par un tir de soutien-gorges et de roses ! Le joli petit minois british ne cache pas moins une voix à la fois épaisse et fragile. Et quand la machine basse-guitare-batterie suit au pas, le résultat est à la hauteur des attentes du public. Drew McConnell a affûté sa basse comme une 22 long-rifle et le jeu sobre mais lourd d’Adam Ficek à la batterie réussirait sans trop de problème à faire sauter les lattes d’un parquet. Dommage que la guitare, elle, soit un peu en retrait et ne serve finalement qu’à accompagner la voix. Non sans quelques maladresses parfois. La prestation de The Babyshambles en ce lundi soir a donné envie d’y retourner. Mission accomplie pour l’extravagant Pete Doherty.
Photos: Robert Gil (www.photosconcerts.com)

Vincent Fertey
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