Un nom évocateur, un pedigree reconnu (Pierre Belleville, batteur de Lofofora, Bastien Burger bassiste de Blackstrobe et Shanka guitariste de Lycosia et de No One Is Innocent version 2004), un univers graphique explicite, un label bien choisi... pas besoin de longs discours pour comprendre qu'on a affaire ici à un décrasse cages à miel de bonne facture. Grosses guitares métal, rythmique musclée, chant rapeux, son grunge et mixage express, Dogman's Tales rappelle la grande époque de la fusion française. En filigrane de ces 13 titres dévastateurs, l'histoire de Dogman, serial killer imaginaire, sert de fil rouge pour revisiter les méandres du rock stoner de la décennie passée, à grands tronçons de guitares et de batteries ravageuses. Au milieu de cette effluve de gros sons, l'acoustique Cold Water, aussi molasson que les dernières ballades des Foo Figthers, parait bien peu crédible. Destruction Incorporated est fait pour les mélodies ravageuses, les ambiances indus et les