The Elderberries"Nothing ventured, nothing gained"
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Combo Clermontois, The Elderberries se montre tenace et fort en bouche. Sur beaucoup de lèvres depuis la sortie de ce premier album, ces premiers pouces s’offrent une musique qui va de l’avant pour un son recueilli loin dans les 70’s. Exit les cuirs à 10 000 et la gomina, welcome les cheveux longs et les t-shirt cradingues.
Le nom de leur album pourrait coller à un adage du type : « Des prises de risques si t’en prends pas…c’est que t’en as pas… ». Moins de 18 ballets de moyenne, le quintet anglo-francophone (Canada, U.K, France) ayant vu le jour à Clermont-Ferrand n’a certainement pas vu venir le moment où une maison de disque viendrai leur proposer une petite signature. Quelques bonnes dizaines de dates à leur actif et une sacrée envie d’envoyer du gras ont aider à transformer l’essai, mais pas seulement.
On ne saurait dire pourquoi, mais le mélange de différentes identités nationales à l’accent culturel rock, semble faire très bon ménage. Et d’où sortent-ils ce son rétro que seuls leurs parents écoutaient sur tourne de disque vers la fin des années 60, début 70 ? AC/DC pour son côté hard rock et vocalement criard, certainement. Ramones ? Messieurs les critiques rock, je réécouterai mes classiques si j’étais vous…MC5, pour un son brut, souvent pincé ou piqué par des notes de guitare irrégulières et une rythmique achée, sans nul doute. Once or twice au premier rang pour illustrer ces propos.
Mais j’aurais bien envie de projeter ce groupe vers un horizon plus actuel. Je pense ici aux Wolfmother qui ont su faire le pont entre le rock d’hier et celui de maintenant tout comme le fait The Elderberries (Double Demons). Heavy metal, hard rock et rock’n’roll fiévreux concassés en un unique creuset. Il existe également une tranche de leurs compositions réservées aux titres imparables, ceux qui ce déroulent d’une traite comme The little house ou I wanna bit. On n’en attendait pas moins. Ailleurs, et même s’ils furent passé de mode fut un temps, les solos tels que ceux proposer dans Gotta get me good électrisent littéralement de par leur spontanéité. Un talent dont John Sinclair (MC5’s manager) aurait pu être fier.
Ce Nothing ventured, nothing gained, en plus d’être un très bon premier album se veut homogène sur la longueur tout en sachant se renouveler, fidèle à son genre, au fil des titres qui passent. Bien ! Mais pour la note suprême, nous attendrons le second album.