| Eurockéennes 2007 - |
The Hives |
The Hives "Explosifs"
En conclusion d'une seconde journée plus riche, les cinq Suédois ont explosé sur la grande scène. Chanteur mégalo, riffs et tempo imparables, The Hives, c'est tout sauf la glace.
"Vive les Zeurockinéaises! Vive la France! Vive le Hives!"... Du début à la fin, dans le texte. Pelle Almqvist est un drôle d'animal. Sosie de Malcolm McDowell dans le film Orange Mécanique, le chanteur de The Hives est une pile électrique au discours insatiable sur scène. Il nous promet le meilleur concert des Hives en 2007, ici, là, tout de suite, aux "Zeurockinéaises!". Il nous promet de nous apprendre à parler le rock'n'roll. Il passe chaque pause entre les morceaux à s'auto-congratuler, lui et son groupe. Au-delà de cette verve faussement mégalo, The Hives fait exploser les watts à chaque morceau. Depuis dix ans, le groupe ne cède rien et reste dévoué au rock'n'roll. Sorte de Rolling Stones sous amphétamines, The Hives claque des brûlots rock de trois minutes sans la moindre concession, ni sur le tempo, ni sur la formule.
Chemises et pantalons noirs, chaussures et bretelles blanches, les cinq larrons envoient du bois dès qu'ils remettent le pied au plancher. De Hate to say I told you so à Too-timing touch and broken bone, The Hives alignent les tubes. Les déhanchés de Pelle Almqvist, ses escalades sur les structures et la frénésie de son frère Nicholaus Arson (guitariste) composent avec ce fabuleux moustachu de bassiste, "Dr. Matt Destruction", les pieds ancrés juste devant son ampli. Les fauves sont lâchés, c'est accrocheur, drôle, brillant. Et quel son! La batterie et la basse sont enfin percutantes sur cette grande scène, sans affaiblir ni les guitares ni la voix (sauf en tout début de show). Après une grosse journée à cavaler pour suivre les concerts, The Hives achèvent le public de la meilleure des façons. Simplement jouissif!
La page spéciale Eurockéennes 2007, ici
Photos: Steward Ravel

Julien Cottineau
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