CD/Disque
The Lords of Altamont "To hell with the lords"
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    Vestes en cuire trempées de fuel et lunettes 70’s sur le nez, les Lords d’Altamont signèrent en 2002 un premier album de pur rock garage, édité aujourd’hui pour la première fois sur le continent européen. Retour sur ces diables de Los Angeles.
Le gang de Californie ne fait pas dans la dentelle. C’est le moins que l’on puisse dire. Sur fond de grosses cylindrées et triplex en main pour les diablesses du gang, le quintet crasseux emmené par Jack Cavaliere (alias The Preacher) fait résonner en nos têtes un son des plus jouissifs. Certains ne donneraient pas cher de leur peau en les regardant bien. Mais ces mecs là respirent tout ce que le rock d’aujourd’hui doit à des générations antérieures de groupes tels que les Cramps ou The Damned. Une dégaine, peut-être. Mais avant tout, la hargne et l’indifférence totale de l’impact de leur musique auprès du public. Pourvu que ça ait de la gueule et qu’on ne se refuse rien. Voilà une politique bien intègre avec pour unique direction les flammes brûlantes d’un rock n’existant qu’en enfer.
Un raccourci facile pour un album intitulé To hell with the lords me direz-vous. Alors jetez plutôt votre oreille sur The Split dont les premières vibrations saturées de la guitare vous feront grincer des dents. Des toms de batteries sourds et insistants faisant marcher au pas un régiment de déserteurs. Three, dans la même veine balance un air toxique, saccadé d’un orgue funèbre et d’une voix grave et rocailleuse. La rage tient au ventre de Jack Cavaliere, à n'en pas douter. Sur Come on... on pense inévitablement aux Cramps et à Erick Purkhiser, son chanteur (idem pour The 7th day ou Too old to die). Hautement rock’n’roll voir rockabilly, ce titre donne une méchante envie de se prendre pour un biker. Avec une touche d’harmonica, l’ensemble swingue, et les riffs, dans le genre, restent imparables. Pour finir, c’est en claquant les battants de l’entrée d’un bar que l’on pourra se rafraîchir à l’écoute de Come on up et Knock Knock (reprise de The Human Society, 1967), aux allures revival.
Si certains voient en cet album une quelconque forme de redondance, nous ne pourrons pas leur reprocher. Mais sachez tout de même que ce disque se range aux côtés des monuments du rock garage de votre discothèque.
Ecouter ici. "
Nicolas Maquestiaux
Fargo Records, sortie le 24 oct 2006.
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- Site officiel
- Fargo Records |
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