CD/Disque
The Secret Society "Sad Boys Dance When No One's Watching"
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   Premier essai long format pour le Madrilène. Car derrière ce qui s'apparente à un nom de groupe se cache Pepo Marquez, un artiste seul et talentueux, évoluant entre folk et pop-rock lo-fi.
The Secret Society fonctionne comme une petite énigme. Un nom en "The", préfixe adulé d'une gigantesque pelleté de formations rock actuelles. Un nom qui sonne comme un nom de groupe, plutôt anglo-saxon. D'emblée, The Secret Society se révèle donc être un joli contrepied tant la réalité se démarque de ces premières (fausses) impressions. Car il s'agit avant tout d'un artiste solo, répondant au doux nom de Pepo Marquez. Un Espagnol qui chante cela dit essentiellement dans la langue de Shakespeare. Et sans l'accent de ses vaches compatriotes s'il vous plaît. Ca ferait même pâlir certains de nos Hexagonaux. Niveau musique, si on ne se trouve pas en terrain rock énervé à guitares, The Secret Society n'évolue pourtant pas dans un style aux antipodes. Pepo Marquez file sa musique dans un croisement soyeux de folk, de pop et de rock aux accents lo-fi.
Ambiances et arrangements dépouillés, en prise directe, la musique de Pepo vogue entre ballades dénudées et pop songs embrumées. Le tout emballé dans une voix grave et à fleur de peau, sur des textes simples, intrigants et déclinant à l'envie les désillusions et l'amour. Ce premier album, après trois EP, se veut à la fois simple et compliqué, franc et tordu, jamais rectiligne ni froid. Sad Boys Dance When No One's Watching s'avère même bien plus chaleureux à force de monopoliser la platine. Un disque vraiment pas taillé pour le dancefloor mais plutôt pour des fins de soirée songeuses ou des dimanches après-midi ensoleillés, à s'écouter en douce, tranquillement, ou à partager avec quelques intimes. A vrai dire, on pourrait presque même se laisser aller à danser tout seul dans son coin. Quand personne ne regarde. Et être triste avec bonheur.
Julien Cottineau
The Secret Society, Sad Boys Dance When No One's Watching, Acuarela / Talitres, 2006.
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- Site officiel
- Talitres |
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