CD/Disque
Thierry Robin "Ces vagues que l‘amour soulève"
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    Un plongeon musical au cœur du bassin méditerranéen, voire un peu plus loin… Avec « ces vagues que l’amour soulève », Thierry « Titi » Robin prête une nouvelle fois la voix aux cultures qui l’ont conquis.
Un bruit de vague lointain berce la nuit. Une chouette hulule. Le chant rajasthani d’une femme résonne dans le vent. Un bouzouq, sorte de guitare orientale, lui répond. Suivent les percussions, caf et pharsi. Avec Titi Robin, la musique se transforme en voyage des sens.
En vingt ans et six albums, Thierry dit « titi » s’est construit un univers à lui. Il est né en France, mais c’est dans les cultures orientales et gitane qu’ils trouvent l’inspiration. Sur « Ces vagues que l’amour soulève », une nouvelle fois, ces cultures flirtent sans se mélanger, soulignant le meilleur de chacune. Subtilement, les sonorités ibériques glissent vers un arrangement plus arabisant, donnant à la musique de Titi Robin un tour universel. Accordéon, percus, bouzouq, oud, basse, cajon, guitares, palmas, jaleos se succèdent, dialoguent, parfois, un orchestre à corde les rejoint. Peu de chant, juste assez pour colorer d’humanité les morceaux.
Sur ces disques précédents, Titi avait l’habitude d’inviter les musiciens qu’il admire à enregistrer avec lui. Ils ne le suivaient pas forcément en tournée. Cette fois, il a travaillé avec une « bande rapprochée » de musiciens avec qui il travaille régulièrement, comme le chanteur flamenco Jose Montealegre. Sur « Ghazal andalou », ce dernier interprète un chant gitan à couper le souffle. Difficile de trouver plus de mots. Titi Robin touche à l’émotion pure.
Marie Charrel
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