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Transmusicales "Kill The Young"
Parmi la pelleté de groupe rock aux Trans, Claire a flashé sur la prestation des Kill The Young.
Après la claque que nous ont mis les Brian Jonestown Massacre, la suite s’annonce difficile pour ceux qui apparaissent comme les faux cousins de la blonde et insipide fratrie des Hanson. Les trois jeunes frères Gorman (Tom : guitare/chant, Dylan : basse, Olly : batterie/chœur) ont alors la lourde charge de convaincre un public méfiant. Il suffit du titre d’ouverture (« Follow, follow ») pour que le trio mancunien s’impose dans un rock post grunge puissant qui ne renient pas les accents pop, ni les influences punk et new wave de la Cité de Manchester où ils ont grandi. Nous ne sommes décidément pas devant les Hanson mais bien face à un groupe mêlant avec habileté ces ingrédients tubesques made in uk qui font danser tout en faisant du bruit (et du bon !). Kill The Young, conscient de l’enjeu d’un passage aux Transmusicales, ne peut pourtant résister à l’euphorie d’une foule qui scande déjà « Kill The Young ! Kill The Young ! » La power pop de leur single « Origin of illness » envahit les corps et la fosse entonne le refrain qui sonne comme un digne hymne des clubs indie. Un leitmotiv : le temps. Cette jeunesse empreinte de maturité nous joue la vanité sans complexe avec autant de savoir-faire que l’auraient illustré ses influences outre-atlantique des Smashing Pumpkins ou de Silverchair. Des mélodies à la The Cure ponctuées de riffs efficaces au-dessus desquelles plane le fantôme d’une vieille bourgeoise en tailleur de coton rose, surgissant sur la scène pour arracher, stoïque (ou sadique ?) les jacks des amplis qui permettaient jusque là à tous nos sens de se régaler. Un rappel bien mérité satisfait nos oreilles avec « Kill your young ». Ce 9 décembre, Kill The Young a prouvé qu’il n’avait rien à envier à ses pairs et surtout qu’il pouvait se rendre légitime à occuper la scène des Transmusicales de Rennes. On attend donc fébrile la date du 31 janvier à La Maroquinerie...
Un article de Claire.
Dans le cadre de l'"opération transmusicales"

La Rédaction
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