|
Musiqualite.net est actuellement en pause en
attendant la nouvelle
version
| Les Eurockéennes de Belfort - |
Vendredi 30 juin |
Vendredi 30 juin "Effervescences"
Le festival s'annonce complet, les trains déversent des milliers de festivaliers et la presqu'île de Malsaucy envoie les watts. Avec les Strokes, Dionysos, Damian Marley ou les très attendus Daft Punk, la 18e édition des Eurockéennes s'ouvre en promettant du lourd.
Grand soleil et foule des grands jours, la gare de Belfort grouille de monde. Les navettes jusqu'au site du festival sont bondées, brûlantes et étouffantes, écrasées par la chaleur. A l'arrivée, des vendeurs à la sauvette tentent de racheter des billets, car tout est complet, au moins pour la journée. L'entrée ne désengorge pas et absorbe les festivaliers les uns après les autres dans un joyeux chahut. Au loin, on entend Venus jouer sous le Chapiteau avec une formation orchestrale, avant qu'Anaïs ne lance avec humour et ferveur les hostilités sur la Grande scène. Repérage des buvettes et des meilleurs kebabs, les festivaliers prennent leurs marques. Et se concoctent leur programme du jour voire du festival. Car avec plus de soixante concerts en trois jours, il va falloir être sélectif. Loin de ses considérations, les revenants Deftones crachent un son énorme et tentent d'électriser la foule pour entamer la soirée. La mission est plutôt réussie même si beaucoup de gens se réservent pour les deux morceaux de choix de la journée : The Strokes et surtout Daft Punk pour leur grand retour sur scène depuis 1998!
Juste derrière, les Arctic Monkeys ne prouvent rien sous le Chapiteau. Sinon qu'ils sont tout sauf indispensables. C'est énergique, efficace, certes, mais c'est surtout vu et revu, sans rien apporter. Accompagnés de la Synfonietta de Belfort, les Dionysos (photo) eux, en revanche, apportent vraiment quelque chose. Comme toujours, le groupe détonnant de Valence fait des ravages sur scène. Mais prend une toute autre dimension ce vendredi soir avec l'ensemble orchestre et choeur. Les morceaux n'ont pas vraiment bougé mais l'apport de la Synfonietta leur offre une ampleur splendide. La malheureuse panne de courant d'une dizaine de minutes en début de concert n'empêchera même pas le concert de s'écrouler ni Dionysos de donner une superbe prestation.
La soirée est déjà bien entamée quand débarquent les énormes têtes d'affiche de la journée. Damian Marley renverse le Chapiteau (voir focus). Des Strokes fatigués ont plus de mal en revanche à faire chavirer la foule massée devant la Grande scène (voir focus). Un moment propice au final pour aller assister aux maigres prestations hip-hop de la soirée.
Maigres, certes, mais loin d’être décevantes. La scène de la plage accueille Brother Ali, membre du label de Minneapolis Rhymesayers Entertainment qui compte dans ses rangs le talentueux producteur MF Doom… mais également un autre rappeur, moins connu mais tout aussi respecté, Slug, celui du groupe Atmosphère (photo) qui partage la scène avec son producteur Ant. Passant l’un après l’autre, les deux Américains administrent une véritable leçon de rap. Non loin de là, sur la scène de la Loggia, se présente devant la foule un spécimen rare en France : le groupe Non Stop. Douce fusion entre électro, hip hop et rock alternatif, le MC, le batteur, le bassiste, le guitariste et DJ Vener enflamment une foule encore en forme en ce début de festival…
En toute fin de soirée, à 2h30 pétantes, il n'y a aucun autre concert programmé pour faire de l'ombre aux (voir focus). Lesquels achèvent la journée en apothéose. Et finissent de mettre avec bonheur les festivaliers sur les rotules.
Crédits photos: Damien Salvador (1), Samuel Carnovali (2), Anthony Salvi (3).

Julien Cottineau et Emilien Ercolani
|
|
|