"Wagon cooking": il y a des groupes dont le nom à lui seul suscite la curiosité. Javier et Luis Garayalde l’ont tiré du nom de leur premier studio-habitation. Une ancienne gare désaffectée dans la région de Madrid qui accueillait au début du XXème siècle le fameux train Trans-Europe-Express. C’est là qu’ils s’étaient fait connaître par une série de maxis électro teintés jazz-bossa avant de sortir l’an dernier un premier album plutôt réussi (Everyday Life, Compost 2006).
En ce début d’été, voilà les deux frères de retour avec un nouveau disque. Ou plutôt deux ! 2 Faces, deux facettes, deux cds. Le premier, d’inspiration fusion jazz, broken-soul, est dans la droite ligne de leurs précédentes productions. Flûtes, cuivres : c’est net, rond. Fidèle au fameux "son" qui a rendu célèbre le petit label munichois Compost mais moins latino que leur précédent disque… Et peut être un cran en dessous du point de vue de la qualité artistique et de l’originalité. Le second cd, lui, est nettement plus orienté vers les dancefloors. Assez inégal, il hésite entre deep-house carrée et envolées un peu plus sirupeuses. A essayer…