Chaud devant, les Portugais de Wraygunn reviennent mettre le bordel dans nos contrées avec Shangri-La, pépite explosive de rock'n'soul, plus balancé qu' une soirée Blow Up et plus fracassant qu'un live de John Spencer.
Ecclesiastes 1.11 résonne encore dans nos oreilles, son petit frère arrive déjà, chaud bouillant, prêt à tout ravager sur son passage. Plus hyperactif que notre Sarko national, Paulo Furtado ne tient pas en place. Quand il n'est pas en tournée ou en studio en solo (Legendary Tigerman), le bluesman portugais compose et s'amuse avec ses amis de Wraygunn. Ajoutons à cela sa passion pour la réalisation vidéo (voir les bonus de ses albums), les clips, quelques collaborations... Bref, pas le temps de se poser... Un fond soul bousculé par des riffs blues saignants, des rythmiques fracassantes, des instrumentations insolentes, Wraygunn a gardé la recette de son cocktail explosif. Plus décomplexé qu'Ecclesiastes 1.11 (si si c'est possible !), Shangri-La est boosté par les chants imposants et un tempo époustoufflant (le TGV Love letters from a muthafucka ! ). Raquel Ralha (qui cosigne aussi quelques textes) a quitté son poste de choriste pour s'offrir ici de vraies compos à la hauteur de sa voix (Love is my new drugs, No more, my Lord), secondée par Selma Uamusse. Ca parle de filles, de sexe et d'alcool en toute simplicité...bref, pas de prise de choux, un rythme d'enfer, des mélodies qui balancent. " I dont need money' cause I got soul food " hurle la petite bande sur Lady Luck. Tout est dit ! Shangri-La, un album illuminé, par des mecs allumés.