Zita Swoon
"En apparté"
Le 13 octobre dernier, peu avant de se produire au Ninkasi Kao de Lyon, Stef, chanteur de Zita Swoon et ex-bassiste de dEUS, nous a accordé une interview. C'est en toute simplicité et avec le charme de son accent que ce dernier s’est confié à nous.
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Zita Swoon
: « "Je ne suis pas tout le temps là à checker pour voir si leurs guitares sont bien accordées. Je m’en fous de tout ça, c’est chiant !" »
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On dit de ton dernier album qu’il est difficile à comprendre pour les non-initiés. Es-tu d’accord avec ce principe ?
J’ai encore entendu ça récemment, mais je ne sais pas. J’essaie juste de faire mon truc et de me faire comprendre le plus possible, sans bien sûr perdre l’idée que j’ai en tête. J’essaye d’être clair dans le texte et aussi dans la musique.
Pourquoi avoir choisi de chanter en français sur ton dernier album ?
Je vis avec une francophone depuis dix ans déjà, alors je parle souvent en français chez moi. De plus, on élève notre enfant avec nos deux langues. Comme je n'avais jamais écrit dans cette langue, j’avais envie de m’exprimer plus poétiquement en français.
On a l’impression justement que pour les chansons en français, tu les as d’abord pensées en anglais…..
C’était plus en flamant, car je suis plus proche de cette langue que de l’anglais. Comme le français et l’anglais ne sont pas mes langues maternelles, je dois faire l’effort de les rapprocher afin de m’exprimer correctement dans la langue de Molière.
Ton album a été entièrement enregistré chez toi. Est-ce parce que ça t’emmerde d’enregistrer à l’extérieur ou est-ce pour être plus proche de ta famille et plus particulièrement de ton fils, puisque tu viens d’être papa ?
Ça a sûrement été une des raisons. Je suis souvent sur la route et je dois de nombreuses fois laisser mon fils chez ma mère et chez son autre grand-mère. Mais cela n’était pas la seule raison. J’ai fait beaucoup d’albums ces dix dernières années, à peu près une bonne quinzaine avec plusieurs groupes différents. Pendant cette période, j’étais toujours en studio avec du monde et c’est vrai qu’il me faut toujours un peu de temps pour m’habituer à un nouveau lieu et à de nouvelles personnes. Tu vois, quand tu fais un disque, il faut un certain temps pour que les gens s’habituent les uns aux autres, surtout quand tu travailles avec des personnes que tu ne connais pas vraiment sur le lieu où tu bosses. J’ai toujours trouvé ça difficile et c’est pour ça que, depuis quelques années, j’essaie de plus en plus d’apprendre les techniques d’enregistrements.
Cet apprentissage t’a t-il amené à produire des groupes ?
Une fois effectivement. Je suis en train de produire le second album de ce même groupe.
Tu préfères quoi, être artiste ou producteur ?
J’aime pas produire, j’ai essayé de dire ça aux gens mais ils voulaient vraiment travailler avec moi. Comme j’aimais bien leur musique, j’ai produit leur album d’une manière très distante. Je ne suis pas tout le temps là à checker pour voir si leurs guitares sont bien accordées. Je m’en fous de tout ça, c’est chiant ! La seule chose que je fais avec eux, c’est écouter ce qu’ils ont fait et essayer de les aider à améliorer leur musique en fonction de ce que je ressens.
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Zita Swoon
: « "Ce qui m’intéresse c’est un artiste qui se montre vraiment et dans lequel je puisse me reconnaître." »
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En parlant de collaboration, sur ton dernier album, tu as fait un duo avec Axelle Red. Qui est allé chercher l’autre ?
C’est une coïncidence car on a un ami commun, Arno. Comme on le connaît, Axelle et moi, on s’est rencontré lors de l’un de ses concerts où il avait invité quelques-uns de ses amis. C’est là que j’ai connu Axelle, puis je l’ai invitée une fois pour jouer avec Zita Swoon. Après, elle m’a réinvité pour jouer avec elle à Paris durant quelques jours. Je me suis dit que ça serait chouette si on pouvait faire un truc ensemble. Je l’ai donc appelée et elle a voulu qu’on bosse ensemble tout de suite.
Pourtant vous voguez dans deux univers différents tout les deux ?
C’est vrai que c’est différent mais je me retrouve dans ce qu’elle fait. Tu vois, je me reconnais dans pas mal de ses chansons. C’est un sentiment humain. Ce qui m’intéresse c’est un artiste qui se montre vraiment et dans lequel je puisse me reconnaître. Je retrouve cette sensation dans beaucoup de ses chansons.
Quelles sont tes idoles justement ?
Les premiers qui m’ont donné envie de faire de la musique, c’était Kiss et Queen qui étaient mes deux groupes préférés quand j’étais tout jeune. J’ai commencé très jeune à faire de la musique puisqu’à 14 ans, j’avais déjà mon premier groupe.
Quel est ton artiste belge préféré ?
Il y en a beaucoup, mais nombre d'entre eux sont des chanteurs flamants que tu ne dois pas connaître. Bien sûr, il y a Arno, car il donne vraiment une identité aux musiciens belges. Beaucoup d’artistes belges ont besoin de ça, car peu d’entre eux sont devenus très célèbres.
Quelle est la question qui t’emmerde le plus en interview ?
La question que tout le monde me pose et que je ne trouve pas importante c’est: « Est-ce que tu écris d’abord le texte ou la musique ? » Je vois vraiment pas l’intérêt de ce genre de questions, qu’est-ce qu’on s’en fout !
Si tu n’avais pas fait de la musique, qu’aurais tu fait ?
C’est difficile à dire, mais quand j’étais gosse et qu’on me demandait ce que je voulais faire plus tard, je répondais clown ou vétérinaire.
Nouvel album : A Song About A Girls
En concert:
Oct 26, La Maroquinerie Festival Free-See, Paris,France (A Band in a Box)
Oct 27, Les Rockomotives, Vendome, France (A Band in a Box)
Oct 28, L'Ouvre Boîte, Beauvais, France
Oct 29, Nevers à Vifs,Nevers, France (A Band in a Box)
Oct 31, Festival Oh Les Choeurs, Tulle, France
Nov 12, Festival Ecran Sonique, Saint Lô, France 
Propos recueillis par Daniel Kall
Aller plus loin (liens) :
Site officiel
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